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[ Extrait Hésitation -433-436- ]

[ Extrait Hésitation -433-436- ]


" - A toi, enchaina-t-il. Je ne m'étais pas rendu compte que tu désirais autre chose qu'être transformé en monstre. Tu as éveillé ma curiosité.
Il s'exprimait d'une voix douce et légère dont la tension, ténue, m'aurait échappé si je ne l'avais pas connu aussi bien. J'examinais nos mains enchêtrées. Je ne savais toujours pas comment aborder le problème. Je sentis ses prunelles peser sur moi, scrutatrices, et je m'empourprai, gênée.
- Tu rougis ? s'étonna-t-il en caressant ma joue. je t'en pris, Bella, le supsens est intolérable.
Je me mordis la lèvre.
- Bella ?
- Et bien... disons que je suis un peu soucieuse... par rapport à l'après.
- Qu'est-ce qui t'inquiètes ? demanda-t-il sur un ton toujours aussi mesuré, bien qu'il se fût raidi.
- Tout autant que vous êtes, vous me paraissez persuadés que la seule chose qui m'intéressera, une fois transformée, sera de massacrer les humains qui auront le malheur de croiser ma route. Je crains de ne plus être moi à force de me préoccuper autant du grabuge que je risque de provoquer... et de ne plus... ne plus te désirer comme c'est le cas maintenant.
- Ce stade ne dure pas, bella.
Il n'avait pas saisi.
- Edward, j'aimerais que tu fasses quelque chose avant que je cesse d'être humaine.
Il attendit que je précise, je m'en abstins. Mon visage me brûlait toujours.
- Ce que tu voudras, m'encouragea-t-il, complètement à côté de la plaque.
- Juré ?
j'avais beau être consciente que tenter de le pièger au moyen des mots était voué à l'échec, je ne pus résister à la tentation.
- Oui. Dis-moi ce que tu désires, tu l'auras.
Je le regardais - il semblait sincèrement intrigué.
Quand à moi, je trouvais ma maladresse complètement idiote. Trop innocente - le coeur même de cette conversation -, je n'avais pas la moindre idée de la façon dont on s'y prenait pour séduire. j'en étais réduite au rougissementset à l'embarras.
- Toi, murmurai-je.
- Je suis à toi.
Il souriait, pas plus avancé qu'avant, tentant de croiser mon regard. soupirant, je m'agenouillai sur le lit puis enroulai mes bras autour de sa nuque et l'embrassai. Il me rendit mon baiser, surpris mais heureux. Ses lèvres manquaient de passion, cependant, et je devinai que son esprit vaguabondait ailleurs, curieux de saisir ce que le mien mijotait. Il lui fallait un indice. Je dénouai mes mains de son cou, fis courir mes doigt sur son col. Ils tremblaient tellement que je n'eus guère le temps de déboutonner sa chemise avant qu'il ne m'arrête. Sa bouche se figea, tandis qu'il reliait mes paroles et mes actes. Il me repoussa aussitôt, hautement désapprobateur.
- Sois résonnable, Bella.
- Tu as promis, insistai-je sans beaucoup d'espoir.
- Pas cela, riposta-t-il furieux, en se rajustant.
- Oh que si ! grondai-je.
J'ouvris le haut de mon corsage. Attrapant mes poignets, il les plaqua le long de mon corps.
- J'ai dit non.
Nous nous toisâmes.
- Tu voulais savoir ce qui me préoccupait.
- Je croyais à quelque chose d'un peu réaliste.
- Ainsi, tu as le droit d'exprimait tes exigeance ridicules comme le mariage, mais moi, je ne suis pas autorisée à parler de ce que ...
Il avait emprisonné mes mains dans l'une des siennes pour coller l'autre sur ma bouche.
- Non, assena-t-il d'une voix dure.
Je respirai profondément afin de me calmer. La colère s'évanouit, laissant place à une nouvelle émotion, que je mis quelques secondes à identifier. Baissant les yeux, m'empourprant de mon derechef, des larmes aux coins des paupières, une boule dans l'estomac, j'eus soudain envie de me sauver, poussée par un sentiment de rejet très violent. C'était irrationnel. Edward n'avait jamais caché que ma sécurité était son seul souci. Mais c'était la première fois que je m'offrais à lui avec autant d'abandon. Maudissant, le couvre-lit doré qui s'accordait à ses prunelles, je m'efforçai de bannir l'idée qu'il ne me désirait pas car je n'étais pas désirable. Lui soupira. la paume qui scellait mes lèvres se déplaça pour s'emparerde mon menton, qu'elle releva jusqu'à ce que je le regarde.
- Qu'y a-t-il, Bella ?
- Rien.
Au fur et à mesure qu'il m'observait, un air horrifié se dessina sur ses traits.
- Je t'ai offensée ! s'exclama-t-il ahuri.
- Non, mentis-je.
Une fraction de secondes plus tard, j'étais dans ses bras, visage enfoui dans son épaule, bercée doucement, son pouce carressant ma joue.
- Tu sais pourquoi je suis obligée de refuser, murmura-t-il. Tu aussi combien j'ai envie de toi... "




# Posté le dimanche 20 janvier 2008 06:57

Modifié le jeudi 21 août 2008 10:30

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